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SYMPHONIE N°41 EN UT MAJEUR, KV 551, dite « JUPITER » Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Programme présenté les samedi 12 et dimanche 13 juillet à l'Abbatiale d'Aubazine.
Après avoir quitté brusquement, en mai 1781, le service du prince-archevêque Colloredo à Salzbourg, Mozart s’installe à Vienne et n’écrira plus d’oeuvre liturgique en dehors de la Grande Messe en ut et l’Ave Verum en 1791. En 1782, il épouse contre la volonté de son père Constance Weber. En vue de la lui présenter, il rédige le 4 janvier 1783 les lignes suivantes à son père : « J’ai véritablement fait cette promesse dans mon cœur, et j’espère véritablement la tenir. – Quand je l’ai faite, ma femme était encore souffrante – mais comme j’étais fermement résolu à l’épouser dès qu’elle serait guérie, je pouvais facilement promettre cela – (…) comme preuve de la réalité de mon vœu, j’ai la partition de la moitié d’une Messe, et qui donne les meilleures espérances. » La Messe résulterai d’un vœu fait en vue de mariage ? La « première » eut lieu en octobre 1783 à Salzbourg avec Constance dans les parties de soprano solo. Mais la Messe n’était pas complète. Elle demeurera inachevée. Nous possédons seulement le Kyrie, Gloria, Sanctus et Benedictus. L’Agnus Dei et Dona Nobis manquent totalement. Du Credo, seuls sont rédigés le Credo in unum Deum (moins certaines parties intermédiaires) et l’Et incarnatus (moins la presque totalité de l’accompagnement des cordes). Si l’on ne sait pas pourquoi la Messe demeura inachevée, on constate néanmoins qu’elle ne correspond pas à toutes les messes que Mozart a dû composer lorsqu’il était au service du prince-archevêque Colloredo. Ici il joue d’une pleine liberté et s’en donne à cœur joie pour renforcer l’orchestration et les chœurs. Les styles musicaux de la Messe sont extrêmement contrastés. De toute évidence, la grande écriture chorale reflète les études récentes que Mozart avait effectuées sur Bach et Haendel. Les influences italiennes se retrouvent dans les sections des solistes. Le cœur de la Messe est sans conteste la grande aria tripartite Et incarnatus est. La Grande Messe en ut, écrite pour quatre solistes, double chœur et grand orchestre, est avec le Requiem considérée comme le sommet de l’écriture religieuse de Mozart. Mais elle est aussi, sans aucun doute, un des points culminants de toute sa production. Mozart habite depuis sept ans et demi à Vienne. Pendant ce temps il a écrit trois symphonies mais aucune des trois n’est destinée à Vienne. Puis, de juin à août 1788, il en écrit d’un seul coup trois, sur la genèse desquelles on ignore tout. Des lettres attestent seulement qu’elles ont été composées pour échapper à la solitude et à la misère. Elles seront ses dernières car la société dont Mozart dépendait n’était pas au rendez-vous pour les écouter. Un lien étroit existe entre les trois. La première en mi bémol majeur exprime l’espoir et l’idéal qui animent toute une vie (les allusions maçonniques y sont évidentes), la deuxième en sol mineur est le chant du drame dans lequel se débat parfois furieusement une existence, et la dernière et ut majeur est celle qui livre bataille en la poursuivant jusqu’au triomphe. En tant que Franc-Maçon Mozart sait qu’il n’est pas séparé de l’univers, qu’il y ait correspondance entre l’individuel et l’universel. Si les trois symphonies sont donc nées de données individuelles, elles les débordent aussi. C’est en ce sens que la victoire que chante la symphonie en ut majeur est non seulement celle de Mozart sur les péripéties de sa vie, mais aussi celle d’un avenir vers lequel l’humanité progresse. En août 1788, la Révolution couve et dans moins d’un an la Bastille sera tombée. |
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(1908-1992) Présenté le dimanche 21 septembre à Varetz
Ce grand compositeur s'est illustré très jeune au Conservatoire de Paris. Devenu organiste de l'église de la Trinité à Paris, à l'âge de 22 ans, il occupera cette fonction jusqu'à sa mort, soixante-deux ans plus tard. Prisonnier de guerre en 1940, il manifeste ses talents dans un stalag, en y créant son "Quatuor pour la fin des temps". Libéré l'année suivante, il poursuivra une recherche musicale qui s'imposera par sa singularité. Passionné d'ornithologie, il a sillonné les forêts d'Amazonie, d'Inde et du Japon pour noter des chants d'oiseaux que l'on retrouve dans son œuvre. Il en profitait également pour ramener les rythmes des cultures locales.
"Les chants d'oiseaux ! (...) C'est là que réside pour moi la musique libre, anonyme, improvisée pour le plaisir, pour saluer le soleil levant, pour séduire la bien-aimée, pour crier à tous que la branche et le pré sont à vous, pour arrêter toute dispute, pour dépenser le trop-plein d'énergie qui bouillonne avec l'amour et la joie de vivre, pour trouver le temps et l'espace et faire avec ses voisins d'habitat de généreux et providentiels contrepoints, pour bercer sa fatigue et dire adieu à telle portion de vie quand descend le soir (...) !" Olivier Messiaen
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d’Edith Lejet, Commande de l’Etat 2004-2006 Cycle de six pièces vocales pour soprano et piano sur des textes de Colette extraits de Pour un herbier ROSE, JACINTHE, ORCHIDEE, ANEMONE, GLYCINE, ELLEBORE Programme présenté le dimanche 21 septembre aux Jardins de Colette
Cette œuvre résulte de la proposition du président de l’association « Colette en Corrèze » d’écrire une pièce vocale, destinée à servir de « carte de visite sonore » à un parc floral de cinq hectares, « Les Jardins de Colette ». Cet espace de verdure jouxte le parc du château de Castel Novel, anciennement propriété d’Henry de Jouvenel, le deuxième mari de Colette.
Sur des sujets qui auraient pu être futiles, Colette aborde ici avec beaucoup de fantaisie des considérations d’une réelle gravité. Parmi les six « portraits de fleurs » retenus, aucun n’est dénué d’une certaine théâtralité. Si Orchidée et Glycine ont un véritable poids dramatique, ils sont tous aptes à susciter des élans musicaux, comme Ellébore, à mi-chemin entre berceuse et chant funèbre. Ces aspects n’ont pas manqué d’être pris en compte, et de ce fait, tout en traitant les poèmes au plus près du texte, ces pièces n’entrent pas vraiment dans la tradition de la mélodie française. En revanche elles s’inscrivent dans la grande tradition de la musique vocale occidentale, par l’exclusion de tout recours à des techniques de type expérimental, tant pour le chant que pour le piano. La partie de soprano a été conçue afin de permettre à la voix de s’épanouir, tout en épousant les tensions du texte. La partie de piano ne saurait se définir comme un simple accompagnement ou un soutien : sa relation est toujours étroite avec le texte et avec la ligne vocale. Elle a une signification musicale très variée, touchant aux domaines harmonique, contrapuntique, dynamique et rythmique. Dans ces pièces, le piano apportera parfois des éléments de figuralisme et pourra créer un paysage sonore autour de la ligne de chant. Edith Lejet
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n°7, op. 108, en fa dièse mineur, n°8, op. 110, en do mineur, n°15, op. 144, en mi bémol mineur Dimitri Chostakovitch (1906-1975) Présenté le dimanche 26 octobre à l'Abbatiale d'Aubazine
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