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de Johann Sebastian BACH Présenté le Samedi 12 avril à la Collégiale de Turenne et le Dimanche des Rameaux, le 13 avril à l'Abbatiale d'Aubazine
La représentation de la Passion du Christ à l'Eglise repose sur les récits contenus dans les Evangiles. La répartition des rôles entre plusieurs personnages date probablement du 9ème siècle. A chaque personnage était attribué une corde de récitation (teneur) différente : (teneur = tenir. Il s'agit de la voix principale dans la polyphonie médiévale, à partir de laquelle l'œuvre est élaborée. La teneur disparaît lorsque la composition musicale se fait à partir d'un thème harmonisé.)
On distingue plusieurs types de passions : |
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Présenté le dimanche 13 juillet à l'Abbatiale d'Aubazine
La christianisation de l'Europe se fit par des missionnaires venus du Moyen-Orient (saint Pierre et saint Paul à Rome au 1er siècle, saint Irénée à Lyon au 2ème siècle). L'influence orientale domina donc sur les premiers temps de la musique chrétienne. Dès le 4ème siècle - le christianisme est devenu la religion officielle de l'empire romain - on assista à un rapide développement d'archevêchés et de cloîtres en Occident, mais cela se fit dans une relative indépendance de Rome. Ainsi naquirent et coexistèrent plusieurs liturgies: romaine, milanaise, espagnole, gallicane, anglo-irlandaise. A la fin du 6ème siècle, Grégoire 1er - pape de 590 à 604 - se considérant comme pontifex maximus successeur de l'empereur de Rome, institua une réforme d'unification des usages liturgiques romaines. Ses successeurs poursuivirent ce travail en rassemblant les mélodies romaines. Ils les simplifièrent et clarifièrent autant que possible, peut-être en vue de l'unification liturgique de tout l'Occident. Ils furent aidés dans leur tâche par la monarchie carolingienne, d'abord en Gaule par Pépin (751-768), puis par Charlemagne dans l'empire d'Occident (il fut roi des Francs de 768 à 800 et empereur d'Occident de 800 à 814). C'est alors seulement qu'apparut l'appellation "chant grégorien" pour désigner et légitimer le chant romano-franc.
Le thème de LES GUERRRE DES CHANTRES est donc la fameuse confrontation du 9ème siècle entre les chantres carolingiens et les traditions musicales locales, que ces chantres cherchaient à remplacer par leur propres répertoires musicaux et leur propres styles vocaux. La réforme impériale de la liturgie et de ses structures musicales s'est produite dans les différentes régions de l'empire carolingien un peu à la façon d'une "révolution culturelle", menée face à des liturgies locales déjà établies. De ces anciennes traditions musicales ayant survécu, chacune a été préservée d'une manière différente : certaines ont été maintenues jusqu'à nos jours (chant ambrosien de Milan) ; certaines ont été en usage pendant quelques siècles avant d'être éradiquées (chant bénéventain en Italie Méridionale), d'autres, enfin, ont été amalgamées à des strates provenant d'autres traditions pour constituer ce répertoire complexe et hybride que nous nommons communément "chant grégorien". La présence de deux ensembles de voix d'hommes permettra de faire entendre la diversité étonnante des styles du plain-chant de l'Europe médiévale, à l'époque où les traditions de chants s'opposaient les unes aux autres à travers le jeune empire de Charlemagne. |
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et ses contemporains de l'Age d'or anglais Présenté le dimanche des Journées du Patrimoine, 21 septembre à l'abbatiale d'Aubazine
L'histoire et la géographie expliquent les raisons de l'éclosion et du rayonnement de la musique anglaise pendant la Renaissance. En effet, l'histoire politique donne à ce siècle d'or de la musique britannique des limites précises. Ceci d'autant plus qu'à cette époque l'église est encore le plus gros client des musiciens et que nous nous trouvons au cœur de la Réforme.
En 1484, Henri Tudor monte sur le trône et devient le roi Henri VII. Afin d'affermir la stabilité dynastique du pouvoir, il décrète que la couronne doit toujours avoir un héritier mâle capable de se faire respecter par les armes, et dont la légitimité soit incontestable. Son fils Henri VIII (1509-1547) remplit ces conditions se lançant pour cela dans une série d'aventures conjugales qui finissent par contribuer à la rupture avec Rome et à créer l'Eglise anglicane dont le roi est l'autorité suprême. De ses six mariages Henri VIII eut un fils et deux filles qui vont se succéder au trône sans grandes difficultés malgré le changement religieux qui intervint à chaque fois. Ainsi le fils Edouard, âgé de 9 à 16 ans durant son règne de 1547 à 1553, laisse triompher un mouvement de réforme calviniste très radical alors que Marie, épouse de Philippe II d'Espagne, restaure de 1553 à 1558 un catholicisme sans compromissions, d'où son surnom "Bloody Mary", et que la demi-sœur Elisabeth cherche une voie médiane entre Rome et Genève durant son règne de 1558 à 1603. Célibataire, la dynastie des Tudor s'éteint avec Elisabeth laissant le trône aux Stuart jusqu'à ce que Olivier Cromwell s'empare du pouvoir en 1649. Sous l'administration des puritains du Commonwealth on assiste alors à une élimination violente de la musique de la vie publique (jusqu'à la destruction de tous les orgues du pays). Compte tenu de cette toile de fond historique, il devient évident que la musique religieuse, du fait qu'elle constitue la part la plus importante de la production des musiciens et que l'église est étroitement liée au pouvoir du roi, se trouve au centre du débat politique et social. Aussi, nombre de musiciens, tout en restant fidèles à l'ancienne Eglise, composent de gré ou de force pour la liturgie de la nouvelle Eglise. S'il n'y a pas de vrais heurts, mais plutôt une véritable coexistence entre les différents styles de musique, c'est grâce à l'esprit de tolérance de la reine Elisabeth. On peut diviser le "siècle d'or" en deux moitiés. Jusqu'à l'avènement d'Elisabeth en 1558 le grand chant de l'église reste latin. Puis entre en vigueur ce que précise le Chapitre de la cathédrale de Lincoln : "Désormais on ne chantera plus d'hymnes à la vierge et aux saints, mais seulement au Seigneur et jamais en latin." Ainsi nous trouvons dans la première moitié du "siècle d'or" une polyphonie très décorée avec des compositeurs comme John TAVERNER, William CORYSHE, Christopher TYE, Thomas TALLIS ou encore John SHEPPARD. Dès 1535 se forment les premiers chœurs de cathédrale pour être au service de la liturgie neuve de l'Eglise anglicane. Cette musique d'église s'affirmera sous la protection de la reine Elisabeth qui promulguera un texte stipulant que le chant simple et l'hymne ou le cantique travaillé, en utilisant la plus harmonieuse musique qu'il se pourra trouver, peuvent coexister à la satisfaction de tous. Elle autorise ainsi la musique d'inspiration catholique dans le nouveau culte alors que les lois punissent lourdement l'exercice de l'ancien culte. L'élève de Thomas TALLIS, William BYRD (1543-1623) donnera à cette musique anglicane ses lettres de noblesse. En ayant donné son style à la nouvelle Eglise, il est considéré comme le père de la musique anglicane. Il sera suivi par des compositeurs comme Robert WHITE, Thomas MORLEY, Thomas TOMKINS, ou encore Thomas WEELKES. |
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Présenté le dimanche 7 décembre à l'église de Varetz
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