"Les sourires de Bouddha" de Ton-That Tiêt







Ton-That Tiêt est un compositeur français d'origine vietnamienne. Né en 1933 à Hué, il y fit ses études musicales avant de les poursuivre en 1958 à Paris à l'École Normale, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique où il étudia la composition avec André Jolivet.
Très attiré à ses débuts par la culture occidentale, il revint peu à peu à sa propre culture et s'intéressa particulièrement au Yi King (Livre des Mutations), qui joue un rôle important dans sa musique. Il tente également de faire revivre dans ses œuvres l'esprit de la musique traditionnelle vietnamienne.
L'influence de sa pensée chinoise et hindoue se retrouve dans deux des thèmes qui inspirent ses œuvres : "l'Homme et l'Univers" dans la série des sept CHU KY (cycles) et "l'Homme et l'Humanité" dont l'œuvre caractéristique est KIEM AI (l'amour universel) pour chœurs et orchestre.
Sa carrière fut récompensée par de nombreuses distinctions et sa musique est diffusée et jouée dans plusieurs festivals en France et à l'étranger.
Il a également écrit des musiques de film, notamment pour "L'odeur de la papaye verte" et "Cyclo".





La solitude de l'homme avec la transformation universelle. Dans "Les sourires de Bouddha" la poésie et la musique suivent deux chemins parallèles, l'un complète l'autre.
Excepté le poème de Qi Ji "Chant du vent printanier" que j'utilise comme parole d'un chant à la 3ème partie, les deux poèmes de Wang Wei sont soit récités, soit récités avec intonation sur un fond musical qui se réduit en une seule note de tenue ou en séquences "répétitives".
Dans l'ensemble de l'œuvre, il n'y a que des voyelles, des notes ou des noms de bouddha comme Amitabha, Avalokita...
Je traite la voix plutôt comme un instrument de musique.
La musique développe, amplifie le vide évoqué par ces poèmes, le vide du sentiment...


Ton-That Tiêt

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